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QUAND J’ECRIS

Longtemps coincée entre les mots et la violence, j’ai fini par choisir le premier et j’ai trouvé sérénité.

Tout a commencé assez prosaïquement.

Au fond d’un rayonnage composé de trois tablettes en bois, se bousculaient de vieux morceaux de journaux et des livres jaunis. La pièce bénéficiait d’une naturelle clarté envoûtante et d’un charme hors du commun. Il y régnait un calme décapant et un silence à tomber par terre.

C’était la plus petite de la propriété mais de loin celle qui l’agrandissait.

C’est là-bas que je me réfugiais pour passer du temps avec moi même; pour une heure ou pour un an du moins toutefois sinon de façon métaphoprique chaque fois que la vie semblait s’écouler au ralenti. Seulement là, je captais toutes les énergies nécessaires, internes et externes. Quand je pouvais m’en permettre l’usage, ma plume trouvait les mots justes pour transcrire avec force, dans un style clair et sans boursouflure tout ce qui me venait à l’esprit.

Je le savais: je voulais écrire.

Je devais aller à l’école aussi et produire de bonnes notes; des notes, juste ça; pas la danse ni le foot et bon an, mal an, de plus en plus. Dans ma dimension esthétique, je partais à la recherche de la vérité, déployant toute la beauté de mon imagination et de mes mains jusqu’à atteindre un réel degré de transparence.

Quand j’écris, je sais que je vis.

J’ai placé toutes ces lettres qui ne sont pas miennes car elles existaient préalablement comme des témoins du temps. J’ai accouché tout ce qui effrayait ma langue pour mieux supporter sur mes lèvres le poids de ma confidence.

Je pense que d’une certaine façon, il est savoureux de constater que cet art est lié à une revendication. Je ne peux m’empêcher de réprimander le destin, oh Dieu! je ne peux m’abstenir de dire, ma philosophie, ma vie et mon droit de vivre par les mots, objet de ma transformation.

J’aurais tenu pour fou quiconque m’aurait fait savoir que ces choses ne devraient pas être racontées, pour méchant quiconque aurait préféré que jamais je n’écrivisse. Ce n’est à peine pas une passion, ces sons et ce ton dans mon âme.Ça aurait pu être une frissonnante vocation et non pas une simple provocation du destin.

Quand j’écris, je sais qui je suis.

J'écris pour exprimer ma liberté de choisir.

Choisir de renoncer à une simple lettre pour apporter un tout nouveau sens à tout.

Audacieuse, remplacer des phrases pour m’alléger l’existence.

Dites-moi, voulez-vous bien, comment je peux prêter attention à quoique ce soit d’autres?

et même si pour de vrai, les vérités ne sont pas toutes, bonnes à dire, avant qu’elle n’éclatent au grand jour, j’écrirai toujours pour libérer, nous libérer de l’homme.

Protégée par les mots, j’écris pour ne pas subir.

J’écris pour rejoindre les gens normaux dans mon anormalité.

J’écris, en marche vers la vie allez je peux mourir en paix.

Sous le poids de ma plume, j’ai réussi à cristalliser mon attachement à certaines vraies valeurs, petit à petit j’ai triomphé de mes peurs et illustré superbement ce qui me tenait à cœur.

Maintenant je puis décrire en grand tout ce qui m’a longtemps semblé petit .

Ma plume se durcit.

Elle prend des aspects qui m’entraînent au delà de mon moi, dans des chemins où, une grave jonkie, je n’ai plus de pouvoir sur le reste.

J’ai écrit ces lignes à Dublin, une bouteille de Guiness à la main pendant que je traversais le chemin du paradis en Polynésie avant de rejoindre Vancouver.

Pour plus tard, pour acquiescer à Monaco et célébrer au Bénin.

Avant que nos corps luisent de miel face à la lune et les tortues géantes de Seychelles.

Seulement quand j’écris, je sais que choisir.

J’écris pour elles,

toutes ;

plus que jamais

J’écris pour vous les pages que je n’ai pas encore publiées.

#Août2019

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