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SUR LES CHEMINS DE LA PERSÉVÉRANCE

Insomniaque! Trois nuits durant. On prie pour confier, on fait semblant de ne pas s’inquiéter.

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J’étais à la recherche d’un mentor, ce genre de personne dont la gamme et le parcours pouvaient braiser et recarder mes gigantesques ambitions.

Janvier 2012, j’entrais à la fac de droit dans le but d’apprendre à devenir avocate.

Trajet de combattants!

Il m’a fallu deux interminables années pour accepter que je ne suis pas faite pour le métier.

Pourtant, l’éloquence, j’avais matière à travailler tout comme la compassion reste l’une de mes plus grandes vertus, enchaîner des pro-bono: c’etait ça le projet, mes gens démunis et défavorisés.

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À tout point de vue, l’argent n’a jamais été un secret pour moi et il m’en fallait plus pour continuer à chérir l’aumône.

Cependant, j’ai renoncé à emprunter le chemin du barreau car pour ce qui était du reste, le système et les autres tares, je n’étais tout simplement pas à la hauteur.

Il y a mieux, tenez-vous tranquille!

Mon père avait souhaité que je devienne médecin sans frontières.

Non mais sans blague !

Que je me consacre à l’étude des cellules et des tissus!

J’aimais déjà trop les langues et les mots pour faire cela.

De toutes façons, j’avais moi aussi mes propres rêves alors!.

Interprête ou journaliste voilà ce que je me voyais faire.

Je me rappelle que j’ai été quelques fois séduite aussi bien par la beauté physique que par la toge de maître marie Elise G.

Puis par cette jeune avocate, Virginie, l’héroïne d’un des best-sellers de feu #Jean Pliya.

Comme des personnages peuvent considérablement booster nos pensées de jeunes collégiennes!

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Il se passait de grandes choses dans ma tête, ainsi de suite jusqu’à ce que j’attrape des troubles de sommeil.

Je m’amusais à fouiller des curriculum vitae sur le site internet des universités et des ministères, notamment ceux de l’enseignement supérieur, de la justice ou sur d’autres plateformes similaires.

#Sorbonne, #Bordeaux, #Lyon, #Liège, #Saint-Pétersbourg..., malheureusement tout portait à croire que l’on ne pouvait être nommé à de grands postes de responsabilité dans nos pays sans avoir d’abord séjourné dans une école étrangère.

Vous avez compris!

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Il fallait absolument que je quitte le #Bénin; mes racines, ma mère, cette femme que je ne connaîtrais donc jamais! mon père, mon seul véritable ami, mes habitudes ainsi que ma culture.

Je n’ai pas voulu partir loin de tout ça non mais compte tenu des circonstances, je devais fermer les yeux pour qu’à mon réveil, le mal, pour que les miens ne soient plus là.

Je désirais une chose plus que toutes les autres: réussir à saisir de nouvelles opportunités dans l’espoir qu’elles me dynamisent.

C’est comme cela que je suis devenue une belle étrangère dans une magnifique ville du sud de la France, c’est de cette façon que nous disons oui à l’aventure.

Eh oui! voyager, c’est vivre et rester, exister.

Dans ma marche vers la vie, j’ai multiplié les rencontres; la liste de mes potentiels modèles ne cesse de s’allonger.

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En premier, je vais vous parler de #Lupita Nyong'o, face au naturel de cette jeune actrice, je n’ai pas pu m’entêter trop longtemps. Ça fera bientôt deux ans que je suis devenue Nappy et fière.

À mon avis, cela ne m’a pas rendue plus belle; ne cherchez pas à comprendre: c’est tout simplement une question d’ADN.

  1. Vous connaissez sans doute #Angélique Kidjo, l’énergie et la vivacité de toute une nation et #Oprah Winfrey alors? (Sourire) la puissance des puissances.

Puis #Fatou Diome, entre ses lignes, il y a quelque chose qui nourrit mon âme, ma soeur de Niodior, si je l’avais connue des années plus tôt, j’aurais choisi d’étudier les lettres pour apprendre à écrire.

Oui je sais, il n’est jamais trop tard pour recommencer; j’ai souvent lu et écouté #chimamanda Ngozi pour comprendre que dans la vie tout est possible.

#Séréna Williams, l’inspiration qui coule à flot, ses muscles et sa force.

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J’ai commencé à entraîner mon mental tout en façonnant mon corps; trois heures de musculation quatre fois par semaine pour abriter mon esprit sain.

Ma liste n’est pas exhaustive; il y a des personnes que je choisis de ne pas mentionner ici, des choses aussi qui m’inspirent, tout ce que l’on ne laisse pas paraître. C’est comme ça; nous avons toutes en nous quelque chose de très #Kardashian.

J’ai longtemps décalqué l’une ou l’autre de toutes ces belles personnes; d’elles, je me suis inspirée et pas plus.

J’ai parfois forcé l’allure mais plus j’avance encore aujourd’hui, plus un désert à l’infini s’étale devant moi.

Mais à un moment j’avais compris qu’il fallait que je m’arrête ne serait-ce qu’une journée pour ne regarder que moi.

Dans son livre, « becoming », #Michelle OBAMA écrit « votre histoire vous appartient... »

Vous vous souvenez, il y a un an, j’écrivais sur wordpress « mon identité, ma redécouverte »?

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Vous savez, en toute chose, il y a malheureusement ou à profit, des non dits.

Ce texte était bien écrit de sorte que le public l’avait vachement bien accueilli; au delà même de mes attentes, pour un premier article de blogue.

C’était un succès mais personne ne pouvait imaginer, je vous épargne la quantité de brouillons qu’ont essuyé mes peines.

Pour mes lecteurs, c’était comme l’œuf de pâque et pour moi même, c’était au mieux, le baiser de Judas et au pire la fameuse couronne d’épine.

C’était plus profond que le pseudo Bijoulisa et ce rêve, cette adolescente qui voulait à tout prix devenir une blogueuse.

Même si finalement je n’ai pas « blogué » grand chose, je sais aujourd’hui que je suis totalement à la hauteur de ce job.

Seulement, mon temps est très précieux maintenant; à peine suffisant pour exceller dans mes études de droits.

La vie est faite d’expériences et certaines vont juste nous aider à nous découvrir pour savoir plus ou moins qui nous voulons être.

Bien sûr que je continuerai à écrire sur ce site parce que je prends vraiment du plaisir à me raconter, c’est quelque chose dont je ne peux plus me priver.

Durant ce processus, j’ai dû faire connaissance avec un Bijou que je n’aimais pas assez.

Il y avait aussi une collection d’erreurs et ce n’est pas tout; les dénis de la réalité, la violence, cet environnement de frayeur et de domination dans la quelle j’ai grandi.

Folie des hommes!

Je mets les mots sur toutes ces choses car elles n’ont plus aucun pouvoir sur moi à l’heure actuelle; j’ai tout bradé.

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J’ai aussi profité pour apprendre à rire.

C’est sincère, je ne l’avais jamais fait avant. J’ai essayé devant un miroir, une fois et puis j’ai eu le courage de recommencer jusqu’à ce que je le fasse à gorge déployée et je vous assure c’est une potion.

L’adopter, m’a guidée vers un sens fort de mon épanouissement personnel.

Depuis je ne pense plus constamment à l’échec, je prépare plutôt des occasions heureuses.

J’ai même marqué dans mon dictionnaire, avec un surligneur rose, des mots comme: moi, réussite, satisfaction de soi, énergie, mérite, beauté, tolérance, plaisir, compliment.

Chaque matin, je les prononce et c’est tout; jusqu’à ce qu’ils deviennent ma réalité, c’est une sorte de prophétie auto réalisatrice, pour moi ça marche, à vous de croire ou non.

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Par conséquent, j’ai banni l’impulsivité et le stress, j’ai essayé la méditation, la sophrologie et autres jusqu’à l’échelle d’un total lâcher prise, la maîtrise de soi et la confiance.

Ce n’était pas évident avant; je suis une perfectionniste née qui s’est longtemps privé du droit à l’erreur.

Cela ne signifie pas que je n’en fais pas mais je ne les acceptais pas du tout; c’est plus compliqué que ces quelques mots que j’écris, c’était quasiment une maladie.

Ceux qui me connaissent savent que je suis très sociable et capable de me montrer tolérante avec n’importe qui et bien que mon père m’ait beaucoup enseigné sur l’humilité et le détachement, avec moi même, j’étais plutôt pas COOL.

Je flottais constamment dans l’inquiétude.

Je pense qu’à certains moments, j’avais dû être folle, attendant dans une terreur affreuse, si affreuse que je ne pouvais agir.

C’était horrible cette situation; je la connaissais tellement bien qu’elle m’était devenue familière.

J’ai observé souvent de la sueur, glissant sur mes cuisses et dans mes mains comme le signal fatal, comme la dernière réaction d’un incapable.

Mais encore et encore, je prenais un sombre plaisir à rester sans agir, à paraître insoucieuse alors que de l’intérieur, j’étais achevée.

Puis un jour, je n’ai pas digéré la ènieme goutte.

J’avais senti que plus rien ne pouvait me séparer de mes désirs.

Les choses, depuis lors, je les fais et c’est tout, je ne lutte plus, je ne calcule pas, je vis; c’est la liberté dans l’action.

Je partage avec vous cet exercice que j’aime particulièrement.

Je le pratique pour m’accepter comme je suis, imparfaite.

Pour faire une place pour la honte et les défaites, pour apprendre à dire NON tout en souriant.

Il s’agit de la théorie du texte imparfait.

1/ J’écris un texte ( sur la nature ou des animaux par exemple).

2/ Je le relis deux jours après, pour corriger toutes sortes de fautes et les non sens jusqu’à ce qu’il soit correct à mon sens.

3/ je reprends la lecture deux jours plus tard pour me rendre compte qu’il y a toujours des corrections à faire. Je supprime des paragraphes, je gomme des expressions pour réécrire, autrement, avec d’autres mots, les mêmes lettres, ainsi de suite, tous les deux jours.

Vous verrez qu’il se passe quelque chose là.

Le texte ne change pas, vous non plus, ou peut-être que si mais le but est de se rendre compte que tout ce que nous savons, c’est que nous ne savons pas assez.

Un plus un n’est peut être pas égale à deux même si ce résultat engage tous ceux qui comme moi, y croient fermement.

La vie est en perpétuelle changement, ne pas accepter de se tromper, c’est refuser de grandir.

Avoir des mentors, c’est bien, s’inspirer des personnes qui ont réussi c’est très cool mais ne pas faire attention ni chercher qui on est soi même, c’est dangereux.

Pour se connaître, il faut du temps, pour s’affirmer aussi pareil et pour réussir, il ne faut jamais abandonner.

Que j’excelle aujourd’hui ou que la vie me reprenne, demain, certaines faveurs, il me restera la PERSÉVÉRANCE, mon fidèle ami, la seule arme que j’ai moi-même forgée.

Avec, d’avance, j’ai gagné toutes les bonnes guerres.

À vous toutes dont les histoires m’inspirent,

Avec toute ma persévérance.💋

#avril2019

#Confiance

#action

#persévérance

#monprivilège

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